mardi 23 septembre 2008
Gayon et la vigne, sous le Second Empire déjà
Dans l' ouvrage de référence de Ch. Cocks sur la viticulture bordelaise, "Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite", édité chez Féret en septembre 1868, on trouve deux pages (416 et 417) co
nsacrées à Caudrot (1400 habitants). " Ses vins, surtout ceux des côteaux, écrit l'auteur, sont colorés, corsés, agréables, et acquiérent au bout de quelques années (trois ou quatre ans) un peu de bouquet. Ils constituent alors un très bon vin ordinaire. ceux de la plaine, un peu inférieurs, ont quelquefois un léger goût de terroir.
Tous soutiennent très bien la mer, et sont estimés comme vins d'exportation. Ils se vendent en primeur, selon les années, de 200 à 300 fr. La commune ne récolte que peu de vins blancs, consommés dans le pays. Elle produit, années moyennes, 600 tonneaux environ".
Dans la liste des principaux propriétaires, devant 64 autres, on trouve au premier rang Château Gayon (M. Tardieu) avec 70 tonneaux.
mercredi 16 avril 2008
La belle histoire de la vigne en Bordelais
C'est à une peuplade d'origine celtique, les Bituriges Vivisques, que l'on attribue l 'implantation de la vigne sur les bords de la Garonne, au VI° siécle avant Jésus-Christ.
Après avoir fondé Bourges, ces Bituriges avaient posé armes et bagages aux alentours de l'estuaire formé par la Garonne et la Dordogne, là où depuis l' âge du bronze s'était développé un trafic d'étain important avec la Grande-Bretagne. Ils mirent rapidement à profit cette situation privilégiée. En quelques décennies, ils étaient en mesure de contrôler, en instaurant taxes et redevances sur la navigation, tout le trafic fluvial. Notamment celui des vins réputés de Pompeï, qui circulaient entre Méditerranée et Atlantique.
Dans le même temps, ils avaient fondé une solide citadelle pour conforter leur puissance : c'est la naissance de Burdigala, aujourd'hui Bordeaux. La culture de la vigne n'occupe alors qu'une place anecdotique, les cépages importés refusant de s'acclimater.
La conquête romaine et la romanisation de la Gaule devaient apporter aux Burdigaliens la clé de la richesse et de la renommée. Vers l'an 20 après J.C, arrivant d'Epire, une province de la Grèce, apparaît un cépage de vigne, le "Basilica", qui s'acclimate fort bien au terroir local. Les Bituriges s'empressent de le baptiser "Biturica". les première vignes sont exploitées sur les flancs ensoleillés des coteaux dévalant vers Garonne et Dordogne.... (à suivre).
D'après Joël Baudet,
viticulteur et "guide de pays".
samedi 15 mars 2008
La tradition familiale
Construit au XVIIIème siècle sur les coteaux de la rive droite de la Garonne, au cœur du vignoble bordelais, à proximité de Langon, le Château Gayon est la demeure de la famille Crampes.
En 1903, l'arrière grand-père était fermier du château. Cent ans
plus tard, la famille Crampes est toujours présente. De génération en
génération, elle est devenue propriétaire de 30 hectares. Le domaine
est aujourd'hui dirigé par Jean Crampes. Les vins sont vinifiés de
façon traditionnelle, élevés en fût de chêne merrain et mis en
bouteilles sur la propriété. Outre un cuvier très moderne, le Château
Gayon dispose d'un chai de 250 barriques.
L'exploitation du vignoble est soumise au cahier des charges de la
lutte raisonnée. Ainsi,il a obtenu la double certification "Agriculture
Raisonnée" et "Terra Vitis" (certification spécifique aux exploitations viticoles) en septembre
2005. Toute la production (Bordeaux supérieur pour le vin rouge, Côtes de Bordeaux Saint Macaire moelleux et blanc sec, Bordeaux blanc sec et rosé) est commercialisée en bouteilles en France et à l'étranger.
En plus de l'activité viticole, on exerce ici une activité
d'accueil. En 2000, une dépendance du château ( la photo) a été
restaurée et aménagée. Il s'agit d'un ancien pavillon de bain et de
repos. Ce petit pavillon indépendant est le lieu idéal pour accueillir
les clients et leur faire découvrir les produits du domaine produits dans des conditions privilégiées.












